jeudi 26 novembre 2009

Les élus se forment et s'informent

Un élu local doit être ouvert aux réalités économiques et sociales de notre temps.
Cela suppose de prendre le temps de se sortir du carcan des réunions et des discussions interminables entre élus pour apprendre en écoutant des auteurs, des experts, des citoyens.
je tenais à vous rendre compte d'une partie de mon activité d'élu , d'une partie de mes sources de réflexion; Je suis très attentive à ce qui se passe dans le monde des idées.
Je n'ai pas siégé au dernier Conseil Municipal car j'ai assisté à une conférence organisée sur notre commune par l'association Initiatives Citoyennes en présence de Gérard Filoche.
Gérard Filoche est Inspecteur du travail;il maitrise parfaitement la question du droit du travail.
Je l'ai écouté attentivement; ce personnage plein d'empathie mérite le détour.
Son courage, ses valeurs, son opiniâtreté me laissent admirative.
Voilà un Grand Monsieur, à la portée de tous, tout simplement humain qui a accepté de venir chez nous à Guichen nous expliquer pourquoi tant de salariés souffrent et sont résignés.
Face à une idéologie néo-libérale dominante qui nous transforment en consommateur individualiste et en travailleur esseulé , il reste des hommes comme Monsieur Filoche qui nous disent que la Solidarité est possible, que résister au lieu de se résigner est encore la meilleure des réponses.
Voici en quelques lignes le résumé de cette intervention.

Gérard FILOCHE à Guichen

L’association Initiatives Citoyennes recevait mardi 24 novembre à Guichen M. Gérard Filoche, Inspecteur du travail, dans le cadre d’une conférence-débat sur le thème du droit du travail et du droit à la retraite.
M. Filoche a captivé l’auditoire de 70 personnes en évoquant l’histoire de la construction du droit du travail jusqu’à sa déréglementation ces dernières années.
Exemples à l’appui, il a expliqué comment cette marche vers la flexibilité imposée s’était fait sans le débat public nécessaire. Depuis l’ordonnance du 07/03/07 (Journal Officiel du 12/03/2007), l’esprit du droit du travail a changé.
Auparavant, le droit du travail était tourné essentiellement vers la protection du travailleur.
A titre d’exemple, il a cité la question de la durée du travail : depuis un siècle, les dispositions sur la durée du travail avaient été instaurées pour garantir la santé et la sécurité des salariés;
Pour cette raison, ces dispositions figuraient dans le code dans le Titre consacré aux conditions de travail. Les rédacteurs du Nouveau code ont fait glisser les dispositions sur la durée du travail vers le Titre qui traite de la rémunération, modifiant ainsi le contexte idéologique, et rappelant étrangement le slogan « travailler plus pour gagner plus ».
Pourtant, en, tant qu’Inspecteur du travail, il constate que le travail peut nuire gravement à la santé.
Des rythmes effrénés sont à l’origine de risques cardio-vasculaires, de stress voire de suicides.
Il a expliqué comment le droit du travail permettait l’individualisation des salariés dans des catégories hétérogènes, le but étant d’isoler les salariés les uns par rapport aux autres pour réduire le domaine de la défense des intérêts collectifs des travailleurs.
A ce titre, il a évoqué la question de la négociation des accords d’entreprise qui peuvent déroger de façon moins favorable aux dispositions des accords de branche (notamment en matière d’aménagement du temps de travail et de contingent d’heures supplémentaires).

Convaincu et convainquant, M. Filoche a défendu la retraite à 60 ans et le système français par répartition. Rappelant sans ambages que le Fond National de Solidarité pour les Retraites avait subi de lourdes pertes lors de la crise financière, il a asséné des évidences selon lesquelles le seul dispositif sûr est celui où des actifs cotisent pour des retraités.
En véritable pédagogue, il a vulgarisé des questions très techniques en démontrant que les arguments des défenseurs de l’allongement de la durée de cotisation se basaient sur de mauvais chiffres. Il a vivement défendu la notion de cotisations sociales en s’insurgeant contre le raccourci idéologique du terme « charges sociales ».
Pour lui, « les cotisations ne sont pas une charge mais un bonheur ».
Elles font partie intégrante du salaire en offrant une protection sociale au salarié, protection qui permet au salarié français toujours plus de productivité au service de l’entreprise.
Les cotisations sociales sont donc un salaire, mais un salaire différé, le moment venu !
Il a insufflé un vent d’espoir en rappelant que 93% de la population active en France est composée de salariés alors qu’elle ne l’était que de 50% en 1945.
Résolument optimiste, il a affirmé que ces 93 % sont une force.
Gérard. Filoche a conclu son intervention par cette phrase :
« Notre société est un corps malade et comme tout corps malade, elle finira par sécréter des anticorps ; cela prendra un peu de temps mais cela arrivera… »
Le Public l’a vivement remercié de sa démonstration par des applaudissements chaleureux et enthousiastes.

L’association initiatives Citoyennes organisera une prochaine conférence le mardi 23 mars 2010 sur le thème, « le climat, otage de la finance » avec Aurélien Bernier.
Contact : Patrick Stutzinger au 02.99.42.27.73

mercredi 25 novembre 2009

A la recherche de La Démocratie Participative

"nous voulons que l'ouvrier, le paysan et le chômeur trouvent, dans le loisir la joie de vivre et le sens de leur dignité."
Léo Lagrange, La voix de Paris, le 10/06/1936



« Notre but, simple et humain, est de permettre aux masses de la jeunesse française de trouver, dans la pratique des sports, la joie et la santé et de construire une organisation des loisirs telle que les travailleurs puissent trouver une détente et une récompense à leur dur labeur.
J’ai employé le mot Masse et je l’ai employé volontairement.
En effet, dans les sports, nous devons choisir entre deux conceptions différentes :

1-La première se résume dans le sport spectacle et dans la pratique des sports restreints à un nombre relativement petit de privilégiés ; pratique qui a souvent pour seul but le création du grand champion, création d’ailleurs difficile avec une masse si réduite…

2-Selon la deuxième conception, tout en ne négligeant pas le côté spectacle et la création du champion, qui ont leur raison d’être, c’est du côté des grandes masses qu’il faut porter le plus grand effort.

La plus grande partie de la jeunesse de la France ne peut pas aujourd’hui pratiquer les sports.
Les causes sont multiples : manque de terrains et de stades, d’instructeurs et d’entraîneurs, manque de temps pour les jeunes qui travaillent, frais trop élevés…
Nous tenterons de donner à la jeunesse de France les terrains de sport et de jeux, simples et accessibles, dont elle a besoin en créant l’équipement sportif d’une nation libre ;
…Loisirs sportifs, loisirs touristiques, loisirs culturels où doivent s’associer et se compléter les joies du stade, les joies de la promenade, du camping et du voyage et les joies des spectacles et des fêtes… »

Extrait de "Les grands discours socialistes français du XXe siècle" par Mehdi Ouraoui, Editions "complexe".

Ce discours, et c‘est là le miracle des grands hommes, a tout son intérêt aujourd’hui encore ici même à Guichen.


J’entends dire qu’il n’y aurait pas une politique de gauche et de droite dans les petites communes.
J’ai envie de vous expliquer qu’à y regarder de plus près, on est en droit de s’interroger sur la réelle volonté de la majorité d’un accès pour tous à la culture et aux loisirs.

Beaucoup de personnes siégeant dans le groupe majoritaire se disent hors clivage politique, voir sympathisants de gauche.

J’aimerai leur rappeler que le mot politique n’est pas un gros mot.
Le mot politique vient du grec politikè (« science des affaires de la Cité »). Étymologiquement, la politique est donc synonyme d'organisation de la Cité.

M. le Maire et ses adjoints, ainsi que les oppositions font de la politique à Guichen dés qu’ils est question d’organisation de la vie des citoyens sur cette commune.

Alors, la question que j’aimerai poser est celle de savoir si nous avons un courant de gauche ou de droite à Guichen ?
Pour cela, il suffit de rechercher quelle est la volonté politique de l’équipe majoritaire ?
Depuis bientôt 2 ans que je suis élue, je cherche à répondre à cette question en analysant leurs actions et leurs priorités.
Ma conclusion est que les affaires sont gérées au fil de l’eau ; il n’y a aucun fil conducteur, aucune volonté politique ne se dégage (à part celle d’être réélu au mandat suivant).

On voit émerger des projets décousus sans concertation avec l’ensemble des partenaires associatifs. L’influence des uns n’allant pas toujours dans le sens de l’intérêt général.
Ce petit jeu des conflits d’intérêt n’a rien de bon pour garantir le lien social et la cohésion sur une commune.

Ce dont je suis sûre, c’est que l’équipe majoritaire en place depuis des décennies, occupe le terrain de la communication pour valoriser son action.
Je vous invite à regarder de plus près ce qui nous concerne localement et à lire avec un œil avisé notre bulletin Reflet.
Je suis fâchée de voir que l’on puisse utiliser un médias aux frais du contribuable pour valoriser une parole (on est loin des actions). En Bref, ce n’est que de la Com de part et d’autre !

Spectacle affligeant dans le Reflet de Novembre de ces querelles écrites entre la majorité et l’opposition alors que les échanges en Conseil demeurent très policées.
Serait-ce que les uns et les autres sont plus hardis dans leurs écrits?


Depuis le début de ce mandat, j’assume le fait, d’abord d’avoir refusé de co-signer des textes insultant pour d’autres personnes ; j’assume de siéger seule au Conseil et de maintenir le Cap d’une opposition qui demande des comptes et exige des actions.
Je revendique une volonté politique de gauche d’égalité d’accès à la culture, aux loisirs, au logement, aux services publics.

Je suis parfois bien seule face à cette majorité qui n’accepte pas la critique de sa gestion et qui ressent cette critique comme une attaque personnelle.

J’assume les 4 petites lignes à ma disposition dans le Reflet pour essayer de vous faire comprendre que, la gestion municipale est malade de vos silences citoyens.

Citoyens de Guichen, ne laissez pas des élus décider à votre place sur des questions qui impactent votre vie privée.

· Quand la Municipalité décide la construction d’un espace d’expression corporelle pour 1 000 000 d’euros, qui va payer ?
A qui profite cet équipement ? Pensez-vous réellement que tous les enfants sont susceptibles de faire de la danse compte tenu du prix de l’adhésion ?
Que propose le Maire pour répondre à cette question? Des chèques loisirs? Hélas, non!

· Savez-vous qu’un équipement de loisirs multi sport extérieur, comme il en existe sur des tas de communes, coûterait 100 000€ et profiterait à tous les enfants et adolescents souhaitant une pratique sportive libre et gratuite.

· Que dire de la priorité de développer un transport pour les résidents des hameaux extérieurs au bourg, personnes âgées ou enfants afin de les véhiculer vers les équipements de sport ou de loisirs. Ne paient-ils pas leurs impôts locaux ?

· Que dire des navettes inexistantes entre Guichen et Pont-Réan ?

· Que dire de l’absence de rénovation des salles Alain Colas et Henri Brouillard?

A titre d’exemple, la rencontre sportive de 4 équipes de basket a été annulée à Guichen le samedi 24/10 en raison de l’humidité sur le sol. Plusieurs enfants ont glissé et l’arbitre a préféré ne pas prendre le risque d'une blessure. Depuis des années, M. le Maire prend le risque qu’un enfant se blesse dans ces salles. Les écoles fréquentent ces lieux. Où se situait l’urgence entre trois salles de danse et la rénovation de l’existant?

Lors du Conseil Municipal du 27/10/09, j’ai demandé que la Municipalité mette en place une politique d’accès aux loisirs et à la culture pour tous en réfléchissant à une politique tarifaire équitable !
Ne rêvez pas ! Cala ne fait pas partie de leur choix politiques prioritaires;
Preuve en est s’il vous en faut de leur dernière trouvaille.
Le Skate-Park : équipement en accès libre pour tous.
Les élus de la Majorité ont demandé au Clad-UFCV de proposer un accompagnement par un adulte aux jeunes pratiquant le skate. Les jeunes ne pourraient soi-disant se suffire à eux-mêmes.
Solution : Le Clad-Ufcv (contraint par la demande des élus) a proposé un atelier payant les mercredis de 14h30 à 17h00 pour 120€ l’année.
D’où la question naïve que je leur ai posée (je suis très naïve !) :
"que deviendront les enfants et ados qui n’adhérent pas à cet atelier et qui occupaient préalablement le skate -park. le mercredi après-midi à ces mêmes horaires?"
Réponse : ils n’auront plus accès au skate-Park aux horaires de l’atelier.

Quand on exclue des ados d’un loisir qu’il pratiquait gratuitement…
Est-ce une volonté politique de gauche?
Par chance, l’atelier n’a pas rencontré le succès escompté et le projet est tombé à l’eau…
Voilà le genre d’évènements qu’il faut que vous connaissiez pour vous faire une réelle opinion de la situation politique à Guichen.

Le seul moyen de comprendre et de déjouer les travers de la communication est de s’impliquer dans son rôle de citoyen. Cela consiste à exercer une vigilance citoyenne en 1er lieu auprès de vos élus.
Venez nombreux au Conseil Municipal ; Posez des questions, critiquez (tout en restant courtois, bien sûr).
Pour finir avec la polémique du dernier conseil Municipal, je pense qu’il y a les faisous et les disous. En les observant tous depuis 2 ans, je pense qu’ils ne sont pas prêts ni les uns, ni les autres à la concertation qu’ils revendiquent, ni à écouter la parole du citoyen que nous sommes tous. Ils ne sont pas prêts à entendre la critique.
La critique permet pourtant de progresser.


Au fait, lors du dernier Conseil Municipal, alors même que l’opposition brillait par son absence , j’ai demandé au Maire la possibilité pour le public de poser des questions en fin de Conseil municipal. Le Maire ne le souhaite pas ; prétextant que le citoyen a la possibilité de poser ses questions par écrit une semaine avant le Conseil. Problème/ l’ordre du jour est publié 2-3 jours avant le conseil Municipal dans Ouest-France et est par ailleurs affiché en Mairie.
Pourtant, d’autres communes laissent la parole libre au public en fin de conseil : juste à côté de nous à Bain de Bretagne…
Un citoyen dans le public en a profité pour poser une question au Maire sur la couverture haut-débit à Guichen. Très instructif…Le Maire n’a pas eu l’air d’apprécier cette intervention.
A vous de jouer…Vous avez la parole…
Une citoyenne, conseillère municipale d’opposition à Guichen

Michèle MOTEL




mercredi 30 septembre 2009

L'Espace Galatée, une coquille vide?

la place de la culture à Guichen...

Pouvons-nous considérer qu'il suffit de construire un espace Culturel, en l'espèce, l'Espace Galatée pour mener une politique culturelle.
Qu'est ce que la culture sinon un ensemble de disciplines artistiques, littéraires, philosophiques, économiques, sociales...
La culture est ce concept flou, aux frontières mouvantes, dans lequel on range toutes les disciplines qui permettent à l'homme de réfléchir à sa condition d'être humain...
Cela devient aujourd'hui un lieu de lien social.
Alors, une fois cerné ce concept de culture, pouvons-nous considérer que l'Espace Galatée répond à sa vocation initial d'espace culturel?
Que s'y passe t-il?
On y trouve des activités à mi-chemin entre l'art et le sport comme la pratique de la danse.
On y trouve la bibliothèque de Guichen, Radio-Laser, la cyber-commune...
L'espace Galatée est avant tout un lieu de passage.
Les gens s'y croisent; il n'est pas aménagé de façon à permettre des échanges entre habitants.
Pas de coin où se poser en attendant la fin d'un cours de danse... la bibliothèque est un lieu de culture à part entière mais un plaisir individuel.... la cybercommune est un lieu d'apprentissage de techniques numériques...

Que nous reste t-il pour faire vivre le lien social?
La salle de spectacle...

Voilà donc un bel outil qui n'est pas utilisé à sa juste valeur.
La municipalité se contente d'y organiser des spectacles pour enfants... à un tarif qui ne permet pas à tous les guichennais d'y accéder.
Je serai curieuse de connaître le taux de fréquentation du programme spectacles enfants en fonction de leur commune d'origine.
Il suffit de tourner la tête vers d' autres communes (Liffré, Pacé, Bruz...) pour se convaincre que définitivement l'équipe municipale manque d'imagination... ou peut-être manque t-elle tout simplement de volonté...
Parce que oui, la culture a un prix... mais c'est une question de choix , de choix politique...
L'animation qui permet de faire exister le lien social tant convoité nécessite un investissement financier.
Or, aujourd'hui, la Municipalité crée des postes de techniciens mais pas de postes d'animation. Je préfère investir dans le lien social que dans des super-structures à 1 million d'euros comme la salle d'expression corporelle qui en définitif ne servira qu'à une minorité d'habitants de notre commune.
Ce million d'euros aurait pu servir à la fois à construire un espace corporel et à construire une politique culturelle de qualité.
Ne nous y trompons pas, notre budget municipal n'en sortira pas indemne!
Car évidemment, et tout le monde le savait en mars 2009, les rentrées fiscales ne sont pas au rendez-vous: crise de l'immobilier (baisse des droits d'enregistrements) et réforme de la taxe professionnelle obligent...
En Mars 2009, il était encore temps de revoir l'enveloppe du projet de la salle d'expression corporelle.
La Municipalité a persisté et signé malgré mes avertissements en Conseil Municipal.
Ce qui induit aujourd'hui une absence de volonté dans de nombreux domaines liés à l'animation... et pour quelques années.. au moins jusqu'à la veille des élections municipales...
Je ne dis pas Bravo!

Vraiment, pas facile d'être élu minoritaire... Je pointe du doigt ce qui ne va pas ...
Mais j'aimerai tellement pouvoir dire "je suis satisfaite d'avoir fait bouger les lignes de la Majorité... d'avoir construit un projet commun à partir de nos différences..."
J'aimerai parfois leur dire: "ça , c'est bien"...
Hélas, ce n'est pas si simple une fois élu...
Pour terminer, un petit message à ceux qui pensent que la critique est aisée...
"Venez assister au Conseil Municipal pour "sentir" la Démocratie Locale... souvent décevante."

En résumé, la gestion municipale, c'est beaucoup de communication pour peu d'actions...

En toute simplicité,

Michèle Motel

mercredi 27 mai 2009

La concertation, nous pouvons l'imposer!


Le déplacement, c'est une problématique que nous vivons tous les jours.
Cela devient parfois une contrainte.

Aussi, est-ce une très bonne initiative de la part de l'équipe municipale de se pencher sur cette question.

Si l'intention est louable, on peut toutefois s'interroger sur les modalités de l'étude.

Le bureau d'étude nous a expliqué que cette étude se déroulerait en 3 phases:

Une phase diagnostic, une phase projet et une phase présentation.
L'objet de l'étude est d'améliorer les déplacements sur l'ensemble du Territoire de Guichen, le stationnement et la sécurité.
Evidemment, M. Le Floch a immédiatement posé des questions sur l'aspect concertation avec les habitants.

La représentante du bureau d'étude a répondu qu'au stade du diagnostic, il ne paraissait pas nécessaire d'associer les habitants.
M. Le Maire a alors considéré que l'on consulterait les habitants au moment de la présentation du Projet qui pourrait alors encore être modifié.

J'ai personnellement insisté pour que les habitants soient consultés dés la phase diagnostic car je considère qu'ils sont les mieux placés pour mettre en lumière les difficultés liées à la sécurité.
Je pense notamment à la prévention routière. La représentante du bureau d'étude m'a alors demandé de lui donner quelques pistes à étudier. J'ai donc mentionné les accès aux gares , les zones fortement urbanisées comme les lotissements; plus particulièrement , tout lieu de vie à proximité d'une zone artisanale ou commerciale, les accès aux arrêts de bus dans les hameaux, en lui indiquant que ce n'était pas une liste exhaustive...
M. Le maire a semblé agacé sur ces questions ;
Il en appelle au civisme des automobilistes.

Je veux bien mais je crains que cela ne suffise pas ( au vu du rendement financier des radars automatiques).

"Je préfère ne pas attendre un drame pour agir; puisque nous payons une étude; autant faire en sorte qu'elle réponde aux besoins" lui ai-je répondu.


D'où ce petit coup de Griffes dans le Reflet de Juin.

La concertation, nous pouvons l'imposer.

C'est à vous de prendre la parole et d'indiquer aux élus quelles sont les urgences en matière de sécurité routière. Ne laissez plus les élus choisir à votre place.
La démocratie locale exige une vigilance citoyenne.
Les élus doivent vous écouter et vous faire participer;
et cela ne doit pas être que du bavardage. Ces demandes doivent être suivies d 'effet;
Vous avez le droit d'obtenir des réponses à vos demandes.

Hélas, je ne suis que dans l'opposition et je crains de ne pouvoir avec ma seule petite voix changer le cours de cette étude.
Mais vous, avec toutes vos petites voix, vous pouvez beaucoup!
Alors, ce n'était pas une parole en l'air: allez sur le site de la Mairie ou envoyez- moi vos demandes par mail sur mon adresse perso: motel.michele@gmail.com
Entre nous, ce serait dommage de payer une étude de plus pour seulement obtenir des zones bleues en centre bourg! Cela ferait cher le litre de peinture...

Michèle MOTEL

samedi 11 avril 2009

aménagement de la cale de Pont-Réan

"promenons-nous entre une haie de camping-cars..."

le printemps nous permet d'accueillir des touristes... le bourg en vivait autrefois... mais des questions se posent:
- pourquoi la Municipalité n'a t elle pas racheté le camping?
- n'aurait-il pas été un excellent terrain d'accueil des camping-cars?
- le dispositif de vidange n'aurait il pas dû être installé ailleurs bien plus en amont de la cale?
Par ailleurs, alors que nous apprenons qu'enfin l'aménagement de la cale va se faire.... une réunion d'information et de présentation du projet serait la bienvenue ainsi que pourquoi pas
un panneau d'information situé sur la cale elle-même....

à défaut de concertation.... un peu d'information... nous ferait du bien...
ne s'agit-il pas de notre cadre de vie...


mercredi 4 février 2009

Conseil Municipal du 27/01/2009

Débat d'orientation budgétaire

Que se cache t-il derrière ce terme
savant...
tout simplement, les choix de la municipalité en terme d'investissements pour les 4 années

à venir: plan 2009 à 2013...
C'est avec un grand sens de l'humour... que la Majorité présente aux groupes d'opposition

4 hypothèses...
en fonction de nos choix, nous aurons donc le bonheur de contribuer à augmenter le taux d'imposition communale de 2... 2,5... 3,5... ou 4%... voire 5%
Messieurs, Mesdames, faites vos jeux...
car il s'agit bien de cela: un jeu de dupes...


Ces choix ont été décidés en amont de ce Conseil Municipal sur des critères qui me laissent pour le moins perplexe...
J'ai eu beau consulter le rapport de Juillet 2008 sur le développement des activités associatives et les besoins en équipements... je n'ai vu à nul endroit qu'il était plus urgent de faire un équipement plutôt qu'un autre.
Je considère que l'argent public n'appartient pas aux élus.. qu'ils doivent rendre compte de leurs choix à la population... régulièrement... voire les consulter... et non à l'aube des élections municipales... par la présentation d'un bilan et de promesses...
Comment la majorité évalue-t-elle aujourd'hui qu'il est plus urgent de construire un espace d'expression corporelle plutôt qu'une salle multisport...
N'était-il pas envisageable de trouver un accord intercommunal pour un co-financement de l'espace danse... Va t-on continuer à faire supporter aux contribuables guichenais des équipements qui profitent à tous les habitants du canton.
Il y a là de quoi se poser des questions....
- un agrandissement de l'école de musique était-il impossible?
- cette perspective a t elle été explorée?
Pourtant , un rapport de l'Acsor intègre au moment de la construction de l'école intercommunale de musique qu'il sera possible de réaliser un agrandissement des lieux

pour y installer des salles de danse...
Je considère que la proximité de ces 2 activités auraient permis une synergie et de faire émerger un véritable projet culturel.
Quant aux salles ''multi-sport'' existantes, c'est une véritable catastrophe sur le plan écologique et économique...
Elles prennent l'eau... sont chauffées avec des convecteurs bas de gamme...
aucune programmation en fonction des utilisations... pas d'économiseurs d'eau...
pas de programmateur pour l'éclairage...
La liste est longue des aberrations en terme d'équipements d'une commune dont le slogan est : guichen, l'avenir en vert...
Je voterai quant à moi contre l'augmentation de nos impôts car j'ai conscience que d'autre choix étaient possibles... qu'il fallait prendre le temps de rechercher un consensus intercommunal autour d'un projet artistique ''danse-musique''.
A défaut, l'on pouvait imaginer un complexe ''multi-activités'' rassemblant un terrain multi-sport, des salles de danse et une salle de musculation...

Hélas, ce n'est pas le choix de la Majorité...
Avant de présenter une orientation budgétaire, il eût été logique de présenter des orientations en terme d'investissement concernant les équipements publics... et d'en débattre...

Vive les impôts locaux... à la condition que ce soit pour des prestations qui profitent au plus grand nombre...

ma petite voix ne suffira pas à les faire renoncer...


parce que cela nous concerne tous...